Au cœur de l’été, Ernst & Young a présenté les résultats de sa nouvelle enquête sur l’ADN du CFO, dont la précédente édition remontait à 2010. Ces résultats confirment notamment la place centrale qu’a pris la gestion des risques dans le rôle du directeur financier aujourd’hui.

Le monde change, le directeur financier aussi

Transformation numérique, volumes exponentiels de données, volatilité des risques de toutes natures, multiplication des parties prenantes et réglementation mouvante : autant de facteurs qui modifient en profondeur les missions du directeur financier, d’après E&Y. Sans oublier l’impérieuse nécessité d’organiser l’accompagnement du changement dans les équipes de gestion et, au delà, dans toute l’entreprise ! Voilà bien du pain sur la planche pour des CFO plus que jamais au centre des stratégies.

L’enquête, réalisée auprès de 769 responsables financiers, a dégagé en particulier 4 « forces motrices » qui redistribuent les cartes, et changent ce qu’on attend désormais d’un CFO :

  • le digital (58%)
  • la data (57%)
  • les risques et la volatilité (57%)
  • les parties prenantes dont la réglementation (71%)

La gestion des risques, une compétence financière cruciale

La capacité à équilibrer une croissance largement fondée sur l’innovation et une gestion des risques prudente constitue la base de la gestion financière aujourd’hui. Selon Jonathan Blackmore, EMEIA Risk Leader d’E&Y : « nous pouvons (à présent) puiser des données dans de nombreuses sources, soit pour identifier des tendances soit pour prédire les événements de risque potentiels. » Et en effet, la multiplication des données et leur disponibilité bien plus grande change la donne – simplifiant en apparence, mais rendant en réalité plus complexe toute prise de décision.

La mission du CFO consiste de plus en plus à gérer tous les types de risques : stratégique, crédit, réputation, réglementaire, fiscal, fraudes… Au sein des grands groupes interrogés, 66% des CFO estiment qu’il s’agit d’une compétence indispensable. Ce que le cabinet explicite par la rapidité de ces risques à évoluer, dus à un faisceau de causes : volatilité des marchés, hyper-connectivité, crises géopolitiques, réformes réglementaires et menaces informatiques… entre autres.

S’assurer des décisions les plus éclairées dans un contexte de risques volatils constitue un véritable challenge pour les directeurs financiers d’aujourd’hui. C’est bien ce qu’exprime Francesco Tanzi, CFO du groupe Pirelli : « Le rôle du CFO a changé. Maintenant, il faut être proactif, en collaboration avec le PDG, pour identifier des solutions stratégiques alternatives, non seulement pour les états financiers, mais aussi pour la gestion des risques »

Méthodologie
EY a interrogé 769 responsables financiers (dont 48 Français) en Amérique du Nord et du Sud, en Europe, au Moyen-Orient et dans la région Asie-Pacifique entre décembre 2015 et février 2016, et réalisé des entretiens individuels avec 21 CFO. Cliquez ici pour télécharger l’étude « Le rôle du CFO : déterminé ou déterminant ? L’ADN du CFO en mutation ».