Créée en 2009, la société Eliteam n’a pas tardé à se faire un nom sur le marché de l’ingénierie intégrée. Elle compte déjà plus d’une centaine de projets à son actif, réalisés aux quatre coins du globe. Maxime Creux, son Président, revient avec nous sur cette croissance et les conditions de sa pérennité.

Le projet d’Eliteam

Tout a débuté il y a 7 ans ; nous étions 3 au départ (aujourd’hui nous sommes 60), avec la même énergie chevillée au corps, animés par la même passion. Notre idée de départ était de nous trouver au cœur des projets, car nous aimons avoir de l’influence sur ce qui nous entoure. C’est la raison pour laquelle nous avons choisi de nous délocaliser, sous forme de plateaux études, avec des petites équipes de 2 à 5 personnes, directement sur le pôle engineering du projet, là où tout se décide… avant d’arriver sur le site en phase de construction, là où tout se réalise… jusqu’à la mise en service de l’installation, là où tout s’illumine.

Facteurs clés de succès : l’humain et la discipline financière

Notre succès repose avant tout sur deux valeurs essentielles qui donnent cette valeur ajoutée au quotidien, et font que chacun de nous trouve sa place dans l’entreprise.

Le capital humain

Dans un métier de services, c’est la compétence technique de mes collaborateurs mais aussi leur état d’esprit, leur passion pour leur métier, leur sens inné du conseil, leur facilité d’intégration, leur capacité à motiver, fédérer et manager des équipes de toutes origines, qui font la différence. Etre capable de superviser la construction d’une centrale électrique en Afrique Sub-saharienne, piloter une cellule étude dotée d’une équipe de 40 dessinateurs à Pékin 6 mois plus tard, pour aller l’année suivante diriger le site d’une centrale biomasse en Estonie, le tout avec fluidité, droiture et efficacité ? C’est notre marque de fabrique.
Nous avons, aussi, été bien entourés dans notre développement. Nos partenaires ont rapidement cru en nous et en notre concept.

Un suivi très précis des comptes et de notre trésorerie

Avec une activité export très significative ces quatre dernières années (plus de 60% du CA à fin 2015), cette discipline est essentielle :

  • pour disposer d’une vision en temps réel de nos encours clients,
  • mais aussi pour anticiper les besoins futurs de nos marchés, ce qui nous garantit une maîtrise de notre cash et de notre business en général.

Pourquoi devenir assuré-crédit ?

L’assurance-crédit me permet de bien dormir ! Au démarrage de notre activité, nous avions opté pour l’affacturage afin d’obtenir de la trésorerie et de l’aide au financement, mais je ne comptais pas y rester durablement en raison de son coût.
Passées les premières années, nous nous autofinancions.

L’assurance-crédit est le premier maillon de la chaîne commerciale

Mais je recherchais une couverture fiable contre le risque d’impayés. En 2012, nous avons dû faire face à deux impayés, avec des sommes conséquentes pour notre structure à l’époque. Un de nos clients a été placé subitement en liquidation judiciaire. Cela nous a alertés sur la nécessité d’anticiper ce type de risque et de bénéficier, surtout, d’une couverture contre l’impayé.

Comment travailler avec un assureur-crédit ?

Avant de rencontrer un prospect, nous vérifions systématiquement ses informations financières auprès de notre assureur-crédit Euler Hermes. Et si nous ne sommes pas couverts, nous n’y allons pas. Nous souhaitons nous développer, mais de manière sécurisée, et en visant la rentabilité plutôt que le volume.

Nous lui avons remis 100% de notre poste client, français comme étranger. Chez nous la règle, c’est : « pas d’accord Euler Hermes, pas de business. On ne joue pas avec le feu… et pas sans notre assureur. »

L’analyse financière de l’assureur-crédit nous permet d’adapter également les délais de règlement que nous accordons à nos clients. Nous utilisons le crédit client comme une condition commerciale sine qua non, et le délai de paiement fait partie intégrante de notre négociation commerciale. Nous veillons également à ne jamais dépasser l’encours garanti en assurant un recouvrement structuré de nos créances.

Fait notable, depuis la mise en place de notre contrat, nous n’avons plus aucune provision pour créances douteuses. C’est une bonne mesure de la qualité de la prévention.

La culture partagée du risque et du cash

L’assurance-crédit est le premier maillon de la chaîne commerciale lorsque mes équipes se lancent sur un nouveau projet, un nouveau pays, une nouvelle cible, un nouveau segment de marché, une nouvelle niche. Sans elle, ma trésorerie et ma société pourraient vite être mises à mal. L’effet domino est un risque sévère à prendre en compte dans nos choix de développement. La culture du risque et du cash partagée dans toute l’entreprise est une des conditions indispensables de notre pérennité.

Installée dans la région de Mulhouse, ELITEAM a reçu le Prix EY de la Start-Up de l’Année 2015 pour la Région Est. Son secteur: ingénierie, assistance à maîtrise d’œuvre et maîtrise d’ouvrage. Création : 2009. Chiffre d’affaires : 5,7 M€. 60 collaborateurs.