S’auto-assurer, presqu’un métier

Quand une entreprise ne fait pas appel à un assureur-crédit pour garantir ses créances clients, on parle alors d’auto-assurance. Une pratique qui, pour être bien conduite, nécessite des ressources très supérieures à ce qu’on imagine…

Il y a encore des entreprises qui font de l’auto-assurance « sans le savoir ». Autrement dit qui décident, sur la foi de la connaissance qu’elles pensent avoir de leurs clients, de la ligne de crédit qu’elles leur accorderont. Mais sans un vrai travail d’analyse préalable, et de remise en cause régulière de l’encours, cette pratique risque fort d’être plus proche du poker que d’une gestion saine et rassurante.

Pour les entreprises responsables, décider de s’auto-assurer plutôt que de s’appuyer sur un assureur-crédit entraîne la mise en place d’un process solide et sérieux. Il s’agit en particulier de recueillir des informations financières fiables et à jour, de procéder à l’analyse des bilans et des comptes d’exploitation, de se tenir au courant de l’actualité sectorielle, de confronter l’avis du DAF et de la direction commerciale…

Et si d’aventure le client ne paie pas, l’emploi du temps se charge encore davantage : vérifications, relances, contentieux, procédures, etc. Sans garantie de résultat.

Tout cela nécessite un vrai savoir-faire interne… et surtout, qu’il soit disponible quand on en a le plus besoin !