Chaque année AGCS (Allianz Global Corporate & Specialty) publie un baromètre des risques réalisé en interrogeant 1.900 experts du risque répartis dans 80 pays. Synthèse des appréhensions des entreprises de l’édition 2018.

Pour la sixième année consécutive, l’interruption d’activité constitue le risque le plus important pour les DAF. Il arrive en tête dans 13 pays, et plus globalement en Europe, en Asie-Pacifique, en Afrique et au Moyen-Orient.

Les cyber-incidents pour la première fois en tête des risques

Les scénarios conduisant à une interruption d’activité se multiplient, et les cyber-risques y prennent une part nouvelle. Pour la première fois depuis que le Baromètre des risques existe, les cyber-incidents arrivent, quasiment à égalité avec les interruptions d’activité, en tête des préoccupations des DAF (40%, 10 points de plus qu’en 2017). Les deux dimensions sont, de fait, liées, une cyber-attaque pouvant entraîner une interruption d’activité.

La montée d’une cyber-préoccupation

La progression d’une “cyber-préoccupation” parmi les financiers d’entreprise traduit leur prise de conscience de ces risques, au moment où la numérisation généralisée de l’économie multiplie les interconnexions – et donc les portes d’entrée pour les pirates du net.

Avec des conséquences dont on perçoit de mieux en mieux l’importance ; par exemple, selon une estimation de Cyence, spécialiste de la modélisation des risques, le coût moyen d’une panne de Cloud supérieur à 12 heures pourrait entraîner jusqu’à 720 millions d’euros de pertes en Amérique du Nord, et 600 millions en Europe, pour les entreprises des secteurs de la finance, de la santé et de la distribution.

Aléas climatiques et préoccupations françaises

Autre scénario pouvant conduire à une interruption d’activité, les catastrophes naturelles arrivent en troisième place des risques majeurs identifiés par les DAF (30% contre 24% en 2017). Une place assez naturelle au moment où les effets du réchauffement de la planète commencent à se faire sentir, et que se multiplient les événements climatiques.

On notera les différences entre les préoccupations des DAF de l’Hexagone et celles qui sont exprimées au niveau international : les Français placent les risques d’évolution réglementaire, et d’incendie/explosion, à égalité en troisième position, alors qu’ils arrivent respectivement aux 5ème et 6ème rangs en moyenne mondiale. La place de la dimension réglementaire n’étonnera personne ; en revanche on pourra s’étonner de celle des incendies, un risque par ailleurs plutôt bien maîtrisé dans notre pays.

Voici la liste des 10 principaux risques établis par les experts français interrogés par le Baromètre des risques d’Allianz :