Malgré les retards en matière de sécurité et de protection des données personnelles, 76% des entreprises consultées reconnaissent que la sécurité informatique est un réel sujet d’inquiétude. Mais l’inquiétude n’empêche pas les décisionnaires de percevoir les bénéfices qu’ils peuvent retirer à améliorer la protection de leur entreprise…

Interrogés dans le cadre d’une étude IFOP pour Kaspersky Lab et Euler Hermes sur les technologies qu’ils identifiaient comme porteuses d’opportunités au cours des deux prochaines années, les répondants placent la cybersécurité en 2ème position (39%). Elle arrive derrière le Big Data et l’analyse des données (47%), mais loin devant l’intelligence artificielle (29%), l’automatisation (29%) et même le Cloud Computing (30%).

Malgré ces résultats encourageants, et bien que 64% des PME fassent de l’amélioration de la cybersécurité une priorité, seules 19% d’entre elles peuvent d’ores et déjà affirmer que des investissements sont prévus.

La vulnérabilité technologique va de pair avec la vulnérabilité juridique et humaine. Elles sont moins d’une sur deux à être assurée (43%) et seulement 51% à former leurs employés.

Ce décalage peut s’expliquer par le fait que la définition des politiques de sécurité au sein des PME est la responsabilité conjointe de plusieurs équipes, ce qui peut ralentir le processus de prise de décision. Pour 61% des répondants, l’équipe informatique est impliquée, puis vient l’équipe dirigeante (45%) et enfin une équipe de sécurité dédiée (23%). Malgré un manque de compétentes informatiques reconnu dans les petites et moyennes entreprises, seules 9% invitent des partenaires extérieures à participer.