Pour retrouver ses marges, pour échapper à l’atonie du marché français ou encore pour valoriser sa marque… Les raisons pour exporter ne manquent pas ! Voici 10 bonnes raisons d’exporter en étant sûr d’être payé pour une entreprise du secteur de l’agroalimentaire.

1. Echapper à l’atonie du marché français

La consommation alimentaire a augmenté en valeur de 1,1% par an, en moyenne, de 1960 à 2014. Ces 20 dernières années, la population française a augmenté de moins de 1% par an. La part de l’alimentation dans le budget des ménages est passée de 34,6 % en 1960 à 20,4% en 2014 (chiffres INSEE). La concurrence n’y est que plus dure.

2. Echapper à la concentration de la grande distribution

La distribution alimentaire française a continué son mouvement de consolidation, avec ces dernières années les rapprochements Auchan/Système U, Casino/Intermarché, Carrefour/Dia/Cora/Match. La restauration collective et le food service ont suivi le même mouvement. La pression des acheteurs est plus élevée que jamais.

3. Retrouver des marges

En 2015 les prix agricoles avaient perdu 1,5%, après un recul de 5,5% en 2014. En 2016, ils ont augmenté de 5% par rapport à l’année précédente (source INSEE-IPPAP). Dans le même temps, les prix à la consommation alimentaire bougent peu : moins de 0,5% d’augmentation entre 2014 et 2015. Volatilité des prix d’achats, stabilité des prix pour le consommateur : le secteur agroalimentaire subit régulièrement des tensions sur ses marges.

4. Aller chercher la demande là où il y a de la croissance

Si la consommation est stable dans notre pays, la consommation mondiale, elle, est en expansion. La population africaine doublera dans les prochaines décennies, selon l’ONU. Mieux encore : en Inde, en Chine, en Afrique, se développe une nouvelle classe moyenne qui peut accéder et découvrir des produits alimentaires qualitatifs et différents.

5. Aller chercher la croissance là où il y a de la demande

La demande supplémentaire adressée à la France en agroalimentaire est estimée à 5,2 milliards en 2017, d’après Euler Hermes. Un beau potentiel à saisir pour les exportateurs français, car les consommateurs étrangers font preuve d’un intérêt croissant pour les produits français. Pas seulement pour leur dimension gastronomique, mais aussi pour la sécurité qui découle de nos normes sanitaires. La filière bio a progressé de 27 % en 2015 (en volumes export).

6. De nouvelles possibilités d’entreprendre

L’export permet de développer ses ventes, en volume et en valeur. Il en résulte de meilleures capacités d’achat, une plus grande indépendance vis à vis de ses clients français, des économies d’échelle, du profit… et les nouvelles possibilités d’entreprendre qu’il génère, parmi lesquelles une installation stable à l’étranger.

7. Développer sa créativité

L’innovation est un facteur de valorisation des prix et d’amélioration des marges. Exporter, c’est aussi l’occasion d’exercer sa créativité. Ce n’est pas parce que l’Unesco a inscrit le repas gastronomique des Français au patrimoine culturel immatériel de l’humanité qu’il faudrait limiter ses efforts à la promotion du bon goût de chez nous ! Il est aujourd’hui indispensable, pour réussir, d’adapter ses produits et ses recettes, mais aussi ses grammages ou ses présentations, aux goûts et habitudes de la population destinataire.

8. Valoriser sa marque

Les labels de qualité existent : IGP, AOP, AOC, STG, AB… sans être forcément bien compris à l’étranger. Mais dans l’économie du secteur aujourd’hui, il est fondamental de pouvoir s’appuyer sur des marques qui disposent d’une notoriété régionale, nationale et, mieux encore, internationale. Les marques et les entreprises de dimension internationale sont davantage valorisées (y compris financièrement) que les autres.

9. On peut se garantir contre les impayés

S’il veut concentrer ses efforts commerciaux sur les bons risques, l’exportateur doit rassembler et analyser leurs données financières. S’il veut signer, il doit offrir des conditions de règlement, rapidement, et… sans se mettre en danger. L’assurance-crédit apporte une réponse à ces deux besoins. Avec une troisième : celle d’assurer un recouvrement solide à l’international.

10. On peut se faire aider

Les professionnels de l’agroalimentaire et leurs représentants ont pris conscience de l’intérêt vital pour leurs entreprises de se développer à l’international. Beaucoup d’initiatives sont prises en ce sens, notamment avec la collaboration de Business France. Les spécialistes de l’assurance-crédit peuvent indiquer les marchés les plus prometteurs, mais aussi les plus fiables au niveau des règlements.