A une période où les attaques des fraudeurs se font à la fois plus nombreuses et plus diversifiées, il est important de comprendre comment fonctionne une assurance fraude dans le détail…

Fraude externe, interne, cyberfraude… Les entreprises françaises sont de plus en plus confrontées aux menaces. Car leurs auteurs ne sont plus des amateurs ou de simples geeks : tous les experts dénoncent la montée en puissance du crime organisé, qui fait preuve de beaucoup de créativité et dispose de puissants moyens pour piller les actifs et, parfois, acculer une société à la faillite.

En France pourtant, l’assurance fraude est loin d’être aussi répandue que dans d‘autres pays, comme en Allemagne par exemple. En avril dernier, 46% des entreprises françaises n’avaient aucun dispositif dédié aux fraudes, et 68% n’avaient pas de plan d’urgence à activer, d’après l’étude DFCG/Euler Hermes

Le mécanisme de l’assurance fraude est donc encore mal connu dans notre pays, et c’est la raison pour laquelle nous vous en rappelons ici les différentes phases. Ces étapes peuvent naturellement varier d’un assureur à l’autre ; nous avons choisi de vous présenter le cheminement suivi par les clients d’Euler Hermes.

Avant la signature

Quand on a pris conscience de la réalité des risques de fraude aujourd’hui, l’objectif est d’aller vite pour mettre en place une couverture. Pas question de devoir se plier à un audit chronophage alors que la menace est au coin de la rue… La procédure gagne donc à être simplifiée :

  1. Un questionnaire préalable permettant de passer en revue l’organisation et la séparation des tâches, les moyens de paiement, les points clés de sécurité informatique, et les antécédents ;
  2. Une évaluation de la garantie nécessaire pour protéger son résultat net – pour une PME, elle se situe souvent autour de 3% du chiffre d’affaires global ;
  3. Une lecture et discussion du contrat et des conditions particulières.

Pendant la période assurée

Si en matière de fraudes on ne peut pas tout prévoir, la mise en place d’un programme interne de lutte s’avère tout de même indispensable pour éviter les cas les plus courants, ou en limiter la portée. L’assureur collabore avec l’entreprise :

  • Fourniture d’un kit de prévention,
  • Révision des procédures internes,
  • Sensibilisation des collaborateurs,
  • Consignes de prévention à jour,
  • Alertes sur les nouvelles menaces de fraude.

En cas de sinistre

Malgré toutes les précautions prises, le propre de la délinquance astucieuse est d’inventer sans cesse de nouveaux moyens pour contourner les sécurités en place. Que se passe-t-il en cas de sinistre si vous êtes assuré ?

  • Avant tout, l’appel à sa banque pour arrêter autant que possible l’exécution d’un ordre de virement frauduleux ;
  • Dépôt d’une plainte auprès de la Police ou de la Gendarmerie ;
  • Déclaration de sinistre ;
  • Constitution du dossier ;
  • Indemnisation des pertes financières directes, des frais de reconstitution des données dans le cas de hacking ou de cryptologiciels, de l’impact sur la réputation de l’entreprise, du temps et des moyens utilisés (dont l’intervention de spécialistes extérieurs) pour la gestion de la crise.

L’assurance fraude EH Fraud Cover offre également un accompagnement personnalisé dès la découverte du sinistre, et s’engage à vous indemniser dans les 30 jours après accord sur son montant.