À l’occasion du Congrès des DAF 2016, American Express et Ipsos ont publié une étude* sur la trésorerie et l’impact des délais de paiement sur les PME et ETI. Premier enseignement : 86% des dirigeants d’entreprises estiment que les délais de paiement ont un impact important sur la santé de leur entreprise (+7 points par rapport à 2014). Synthèse.

La trésorerie encore plus déterminante dans le pilotage de l’entreprise

Les dirigeants d’entreprises restent nombreux à pointer des difficultés de trésorerie, et ils sont même 27% à déclarer avoir connu ces difficultés dans l’année écoulée. Dans ce contexte, le niveau de trésorerie est considéré comme l’indicateur le plus déterminant pour piloter l’activité de leur entreprise : 74% le considèrent comme « prioritaire » (+4 points), suivi de près par la question des délais de règlement : 68%, en progression de 7 points par rapport à l’année précédente.

Tout particulièrement pour les PME

La gestion de la trésorerie est d’autant plus déterminante que l’entreprise est de petite taille : 75% des dirigeants de PME jugent le niveau de trésorerie comme prioritaire, contre 52% dans les ETI. Cette différence est également notable sur la question des délais de paiement de leurs clients, jugés prioritaires par 68% des dirigeants de PME et seulement 57% des ETI.

Retards de paiement et impayés restent très répandus

Les dirigeants de PME et ETI font toujours largement face aux problèmes de règlement : au cours des 12 derniers mois, ils sont 57% à avoir subi des retards de paiement de la part de leurs clients, et 38% ont dû faire face à des impayés. Le secteur de la construction est particulièrement touché, avec 71% des dirigeants ayant subi des retards de paiement et 45% des impayés. A noter qu’un dirigeant sur cinq (21%) reconnaît avoir récemment eu des difficultés pour payer un fournisseur dans les délais convenus.

L’impact des délais de paiement, déjà jugé très fort sur l’activité des entreprises en 2014, est encore plus important en 2016 : 86% des dirigeants estiment que ces délais ont un impact « important sur la santé de leur entreprise » en progression de 7 points par rapport à 2014. Ils sont même 48% à juger cet impact « très important » (+15).

Le dialogue plutôt que les pénalités

Les dirigeants d’entreprises privilégient le dialogue et la relance, pour ne pas mettre à mal leur relation commerciale. La majorité (71%) des chefs d’entreprises considèrent qu’il est plus facile de relancer un client pour obtenir le paiement de l’impayé que de recourir à des pénalités financières. Dans les faits, seulement 9% des entreprises interrogées ont déjà dû verser des pénalités pour avoir payé un fournisseur en retard – et 13% des entreprises PME et ETI interrogées ont déjà perçu des pénalités financières de la part d’un client n’ayant pas respecté des délais de paiement

Plus d’un dirigeant sur 3 déclare que la perception de pénalités de retard a dégradé leur relation avec leur client (37%).

Malgré le renforcement des mesures gouvernementales depuis 2014, les chefs d’entreprise interrogés sont toujours une majorité à considérer qu’elles n’ont pas d’impact pour les entreprises (46%). En revanche, le recours à des solutions externes pour optimiser les délais de paiement clients progresse de 13% à 22%.

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* Etude réalisée par téléphone du 8 au 23 juin 2016 auprès d’un échantillon de 303 dirigeants de PME/ETI, représentatif en termes de secteur d’activité, de taille d’entreprise et de région d’implantation.