En 2017, la demande additionnelle adressée à la France s’élèvera à +28 Mds EUR. C’est le signe que des opportunités existent à l’export pour les entreprises françaises. Pour saisir ce potentiel de demande externe, il ne faut pas aller chercher bien loin : c’est en zone euro que les exportateurs tricolores ont la plus belle carte à jouer.

Un contexte économique résilient

Malgré un environnement externe complexe, la croissance de l’UE se montrera stable en 2017 à +1,6% (+1,7% en 2016), portée par une consommation des ménages qui restera dynamique (+1,7% en 2017, après +1,9% en 2016).

Les exportateurs français pourront donc miser cette année sur le renforcement de la croissance de leurs voisins européens pour aller capter des débouchés supplémentaires : en Allemagne, où +5,2 Mds € de demande sont à capter, en Espagne (+3,9 Mds €), en Italie (+3,4 Mds €) et en Belgique (+2,9 Mds €). Certains secteurs bénéficieront plus directement de cette demande additionnelle : les biens d’équipement (+9,1 Mds €), la chimie (+3,7 Mds €) et l’automobile (+1,9 Mds €).

80% de la demande additionnelle adressée à la France en 2017 proviendra d’Union Européenne

En 2016, 60% des exportations françaises étaient destinées à l’UE. Cette part pourrait encore progresser en 2017, puisque nous estimons que 80% de la demande additionnelle adressée à la France cette année proviendra des pays membres de l’UE… Lire la suite

Une proximité géographique, culturelle et juridique rassurante

Commercer avec des pays membres de la zone euro offre des avantages non-négligeables aux entreprises françaises. Exporter au cœur l’espace Schengen permet en effet de se prémunir automatiquement d’un risque pourtant inhérent à l’export : le risque de change. La monnaie unique protège les exportateurs français commerçant avec des partenaires voisins. Elle leur permet de sécuriser leur marge, de supprimer l’exposition à la volatilité des devises, sans avoir à souscrire une couverture payante de ce risque.

De plus, les pays de la zone euro sont nos voisins. Ils sont culturellement proches de nous, et les produits français sont plus facilement transposables sur ces marchés qu’au grand export. Exporter en zone euro réclame donc moins d’adaptation locale des produits échangés.

La proximité géographique, quant à elle, fluidifie la relation client. Elle la rend plus simple à appréhender, car favorise le contact direct : pour un dirigeant d’entreprise française, il est plus facile d’aller rendre visite à un client en Allemagne qu’en Malaisie. Commercer avec une entreprise géographiquement proche aide à tisser des liens plus solides entre les deux parties.

Enfin, en Union Européenne, la justice commerciale est harmonisée. Les litiges commerciaux sont plus simples à arbitrer, et en cas d’impayé, les chances de maximisation du recouvrement sont plus grandes.

Le Grand Export reste une opportunité

Mais la zone euro n’est pas le seul débouché qui s’offre aux exportateurs français. En 2017, nos entreprises pourront aussi aller saisir de la demande dans des marchés géographiquement plus éloignés. Par exemple, +1,6 Mds EUR de débouchés sont à capter en Chine. Le développement tendanciel de la consommation intérieure devrait continuer de bénéficier aux entreprises françaises.

Plus surprenant, malgré les velléités protectionnistes de Donald Trump, +1,5 Mds EUR seront à saisir pour les exportateurs français aux Etats-Unis en 2017. La croissance américaine devrait accélérer de +1,6% en 2016 à +2,3% en 2017, et il y a de la place pour nos exportateurs.