Les PME exportatrices auront beau veiller sur le crédit client comme le lait sur le feu, même leurs débiteurs les plus solvables ne pourront pas honorer leurs échéances si leur pays le leur interdit d’une manière ou d’une autre. Comment mesurer et prendre en compte ce risque pays ?

Quelle est la stabilité politique de tel pays ? Mon client pourra-il sortir des devises à l’heure du règlement ? Y a-t-il un risque d’embargo ? Quelles seraient les conséquences d’un Brexit sur mes clients écossais ? Mesurer le risque pays, c’est collecter, intégrer et analyser des tendances à la fois macro-économiques, politiques, sociales… A croiser avec les événements du court-terme.

Les composantes du risque pays

Pour mesurer un risque pays, il faut considérer tous les critères susceptibles d’emporter une décision qui entraînerait l’incapacité d’un débiteur à honorer ses créances. En particulier :

  • Les risques macro-économiques : déséquilibre des comptes publics, convertibilité, inflation, contrôle des changes…
  • Les risques politiques : stabilité du système politique, risques d’expropriation ou de confiscation…
  • Les risques de financement : sortie de capitaux, risque de change, défaut de dette souveraine…
  • L’environnement des affaires : cadre institutionnel et sociétal de la vie des affaires, corruption, droits de propriété…
  • Le risque commercial : croissance ou récession, existence de bulles spéculatives, etc.

Il faudra du temps à une personne bien formée (et idéalement polyglotte) pour réunir l’ensemble de ces informations et en tirer des indicateurs. Mais comment pondérer ces composantes ? Comment hiérarchiser les risques et les opportunités ? C’est là qu’entre en jeu la note composite.

L’intérêt d’un indicateur synthétique

En analysant des centaines d’indicateurs relatifs aux éléments listés plus haut, les économistes et les analystes d’Euler Hermes attribuent une Note Pays structurelle à chaque pays du monde. Cette note unique permet de comparer facilement les situations et, le cas échéant, de choisir en connaissance de cause entre un marché et un autre.

La note de risque pays agrège des éléments durables et des mouvements conjoncturels, dont le suivi est indispensable : grèves, nationalisations, troubles, attentats, velléités autonomistes d’une région… autant d’indicateurs à prendre en compte.

La Note Pays structurelle compte 6 niveaux. AA correspond au risque pays structurel le plus faible, et D au risque pays structurel le plus élevé. Une fois la note croisée avec un indicateur composite d’Alertes à Court Terme, chaque pays se voit classé à un niveau global de risque pays : faible, modéré, significatif, élevé.

De quoi avez-vous besoin ?

Les PME exportatrices doivent être agiles ! Il leur faut se positionner rapidement sur un appel d’offres, et pouvoir décider vite quant aux conditions de règlement qui seront accordées contractuellement. Pas question pour elles de monter un service d’études économiques : ce qu’il leur faut, c’est des réponses concrètes. Et pour obtenir ces réponses en toute confiance, elles vont privilégier un assureur-crédit qui leur fait profiter à la fois :

  • D’observateurs sur le terrain : des implantations locales, ou au moins régionales, permettent de faire remonter plus rapidement des informations,
  • D’une direction des études économiques internationales : il faut intégrer des millions d’informations pour pouvoir délivrer une vision macro-économique et géopolitique de chaque pays, et anticiper ainsi l’évolution des tendances, donc des risques. Il faut aussi la rendre accessible dans un langage compréhensible par tous,
  • D’une traduction opérationnelle immédiate : la garantie par l’assureur d’un en-cours commercial maximal.

Euler Hermes vous accompagne à l’international avec une large gamme de solutions pour connaître les risques pays, sécuriser votre poste clients ou pour couvrir un projet exceptionnel. Découvrez les solutions d’Euler Hermes à l’export.