Disposer d’informations fiables et à jour sera crucial pour sortir de la crise économique annoncée. Car si les dispositifs mis en place ont permis d’éviter le pire à court terme, l’horizon des affaires s’annonce très difficile, et beaucoup d’entreprises vont se retrouver en difficulté dans les mois et même les années qui viennent. La qualité des indicateurs sera plus déterminante que jamais pour la gestion des comptes clients.

Avant même la crise sanitaire, l’édition 2020 de l’étude PwC sur les priorités des directeurs financiers présentait la maîtrise des risques comme un enjeu majeur, tant dans l’immédiat que dans les années à venir. 66% des organisations qui ont mis en place une gestion dynamique des risques estimaient alors qu’elle leur avait permis d’atteindre leurs objectifs de croissance .

Mais tous les risques ne se maîtrisent pas. Inattendue et soudaine, la crise du Covid-19 plonge l’économie mondiale dans un maelström. L’information sera une clé de la résilience, et du retour à la normale à moyen terme.

Une rentrée qui s’annonce difficile

Quel chef d’entreprise aurait pu prévoir une croissance négative estimée aujourd’hui autour de -10.8% dans notre pays ? Aucun, évidemment : une telle violence de choc économique n’a pas été connue depuis la 2ème guerre mondiale.

En France, et plus généralement en Europe, les entreprises ont été mises en soins intensifs pendant le confinement. Chômage partiel massif, charges sociales et fiscales suspendues, ont permis d’éviter une cascade de faillites massives et soudaines. Pour autant, ces dispositifs ne sont pas éternels. « A la rentrée, les entreprises devront assumer salaires et charges sans avoir forcément retrouvé une activité normale. Dans le même temps, elles devront acheter des biens pour pouvoir produire. Beaucoup connaîtront de fortes tensions de trésorerie à ce moment-là », explique Régis de Chambost, Responsable de la Délégation de Paris d’Euler Hermes. Il faut s’attendre alors à de nombreux dépôts de bilan.

Le risque client prend donc une ampleur exceptionnelle. Le discernement lors de la prise de nouvelles commandes va être particulièrement crucial dans la période qui s’ouvre.

Requalifier l’information financière et commerciale

Dans des circonstances classiques, il n’est déjà pas toujours facile de disposer de la visibilité nécessaire à la gestion de son poste client. Le décalage entre clôture et disponibilité des comptes peut aller jusqu’à 7 mois et, dans l’intervalle, on sait que le client ou le prospect aura pu rencontrer des aléas, qui auront changé peut-être sa capacité à honorer ses dettes.

Dans le contexte actuel, tout évolue encore beaucoup plus vite. « Si l’on a aucune visibilité sur ses clients et prospects, on ne peut pas appréhender le risque d’impayés. La santé financière des entreprises a été bouleversée par la crise. Il faut requalifier les informations en notre possession, prendre en compte les nouveaux besoins de financement liés à la reprise d’activité et l’évolution de l’endettement au cas par cas, pour juger de la solvabilité à court et moyen terme de chaque société », précise Régis de Chambost.

Quelle a été la réaction de l’entreprise face à la crise ? A-t-elle pu préserver sa liquidité, dispose-t-elle de suffisamment de prêts ou d’autorisation de découvert pour pouvoir financer son besoin en fonds de roulement ? A-t-elle adapté sa structure, réduit ses coûts ?

Plus que jamais, l’information doit aider à prendre les bonnes décisions, en apportant les indicateurs dont les DAF ont besoin.

Besoin d’un guide

« Quand vous faites une course en haute montagne, il arrive que le temps change brutalement. Il faisait beau, et voilà la tempête de neige. Si vous êtes accompagné d’un guide qui connait le coin, vous aurez plus de chance de vous en sortir », illustre Régis de Chambost, lui-même passionné de montagne.

Leader français de l’assurance-crédit, Euler Hermes collecte sur le terrain des informations fraîches et fiables pour évaluer la situation financière des entreprises et sécuriser les transactions commerciales de ses clients. Dans certains cas par exemple, les pertes de chiffres d’affaires ne sont pas définitives. Et même dans des secteurs très affectés par la crise, une société soutenue par une holding bien financée, ou qui a pris les bonnes décisions pendant la phase de confinement, restera une entreprise potentiellement solvable.

« En tant qu’établissement de crédit nous avons accès à tous les bilans, y compris ceux des sociétés qui ont fait le choix de leur confidentialité (NDLR : La part des bilans déposés sous couvert de confidentialité a atteint 60% des bilans déposés au 1er semestre 2019 d’après les chiffres des Tribunaux de Commerce). De plus, nous disposons d’historique sur les entreprises. Nos algorithmes réalisent des simulations et génèrent des alertes qui permettent à nos 160 analystes en France d’appeler les dirigeants, d’évaluer leur trésorerie, leur situation présente et à venir. Et les exportateurs bénéficient du même service, avec nos analystes et nos arbitres présents dans 50 pays ».

La prévention des impayés plus essentielle que jamais

Les effets de la crise sur la trésorerie des entreprises vont se ressentir sur la durée, et dans de telles circonstances il sera encore moins supportable de subir des impayés. L’information que peut offrir un contrat d’assurance-crédit est un facteur déterminant pour obtenir de la visibilité sur ses clients et prospects et ainsi prévenir le risque d’impayé. S’assurer est une sécurité en cas d’accident de paiement, en permettant de garantir à l’entreprise le recouvrement et/ou l’indemnisation de ses créances couvertes. En outre, elle ouvre depuis peu la possibilité d’obtenir des couvertures complémentaires contre-garanties par l’Etat même sur des acheteurs jugés sensibles, via les dispositifs CAP.

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