En matière d’export, la France reste en retard sur ses voisins : en 2016, on dénombrait près 125.000 entreprises exportatrices françaises, alors que l’Allemagne en enregistrait plus de 300.000, et l’Italie plus de 200.000. Pourquoi les entreprises françaises sont-elles plus frileuses que leurs voisines à l’export ? Leurs craintes sont-elles justifiées ? Comment aborder efficacement le développement à l’export ?

Des freins identifiés qui correspondent à la réalité

Quand on leur parle d’export, les entreprises françaises évoquent diverses craintes, toutes justifiées par le contexte international actuel.

  • Le risque d’impayés est la principale menace pesant sur le développement à l’export (59%). Pour la première fois depuis 7 ans, les défaillances d’entreprises devraient croître de +1% dans le monde en 2017.
  • Vient ensuite le risque de change (55%). Les devises émergentes, en Turquie et au Mexique par exemple, sont sensibles à la faiblesse durable du cours des matières premières, et à l’environnement international complexe.
  • Troisième crainte, le manque d’information financière (51%). La Suisse et l’Autriche se montrent, par exemple, très frileuses dans la mise à disposition d’informations financières sur les entreprises. En Chine, l’information financière n’est pas toujours centralisée.
  • Enfin, le risque politique (40%). Le protectionnisme gagne du terrain dans le monde entier, puisqu’entre 2014 et 2017, plus de 2 000 mesures protectionnistes ont été appliquées à l’échelle internationale.

L’export, un voyage qui ne se prépare pas seul

Malgré cet environnement international complexe, de réelles opportunités existent hors de nos frontières. En 2017, +28 Mds € de demande sera à saisir à l’export pour les entreprises françaises dont 80% proviendra de nos voisins européens : Allemagne (+5 Mds EUR), Espagne (+3,5 Mds EUR), Belgique (+2,7 Mds EUR), Italie (+2,6 Mds EUR). L’export peut être un véritable relais de croissance pour les entreprises, à condition qu’elles osent s’y aventurer.

Les bonnes pratiques pour réussir à l’export

Dans le cadre d’une émission spéciale sur BFM Business, le Président du comité exécutif d’Euler Hermes France, Eric Lenoir, et le Directeur Général Adjoint de l’activité export de Business France, Frédéric Rossi, ont présenté les solutions et bonnes pratiques qui permettent aux entreprises françaises de réussir à l’export. Voir le replay

Mais l’export ne s’improvise pas. Le développement à l’international est long et risqué. Il faut structurer sa démarche, et ne pas se lancer avant d’être prêt. Anticiper les risques, comprendre l’environnement des affaires, les pratiques culturelles, et connaitre ses partenaires commerciaux : c’est primordial quand on se lance à l’export ! Il est difficile pour une entreprise isolée de trouver de l’information fiable et complète à l’étranger, qu’elle soit financière, commerciale, réglementaire ou culturelle. Et lorsqu’on aborde un nouveau marché, il faut être rapidement en mesure d’en identifier les barrières à l’entrée, d’en discerner les spécificités, et d’en distinguer les bons et les mauvais payeurs.

Pour assurer la réussite durable d’un développement à l’export, être accompagné d’un tiers expert est une plus-value non négligeable. L’écosystème qui entoure les entreprises françaises (CCE, Business France) les aide à gagner en méthodologie et en connaissance des particularités de chaque marché. L’assureur-crédit, grâce à sa finesse d’analyse et de collecte d’informations financières et commerciales dans le monde entier, est un partenaire de choix. Il aide les exportateurs à se concentrer sur les cibles commerciales les plus solides, sécurise leur poste client face au risque d’impayé, et les protège contre le risque politique (guerre, terrorisme, annulation de licence).