Le Beaujolais nouveau n’est pas arrivé

Pas plus cette année que l’an passé, la fraude au fournisseur n’aura de goût de banane. Plutôt un goût amer : représentant 57% des tentatives de fraudes les plus courantes, elle dépasse la cybercriminalité et le faux président.

Il faut dire que la fraude au fournisseur dispose d’une large palette d’outils pour parvenir à ses fins, qu’il s’agisse d’un détournement de marchandises ou d’un détournement de fonds.

Le maquillage des bordereaux de livraison existe toujours, mais les fraudeurs disposent de moyens nettement plus sophistiqués. Par exemple, l’intrusion dans un système d’achats pour détourner les règlements destinés aux vrais fournisseurs. Ou encore : le hacking de l’informatique d’un entrepôt pour faire envoyer des marchandises de valeur à une adresse complice.

Résultat : le fournisseur perd son argent, le client ne reçoit pas sa marchandise et perd son chiffre. Et les amis de Bacchus doivent aller voir ailleurs si le Beaujolais y est.